Terhistoire

Bernissart – Condé-sur-Escaut

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L’Escaut et la Haine ont décidé du sort de Condé. An confluent des deux rivières, la cité qui à l’époque normande n’était encore qu’un point de repère, allait devenir l’une des principales places fortes de la région. Coté frontalière, Condé fut convoitée par les Bourguignons, les Espagnols, les Français… qui, tous, l’emmurèrent, la fortifièrent, la remplirent de garnisons.

En dépit des guerres et du démantèlement, la ville a gardé de nombreuses traces de son passé militaire : remparts médiévaux avec les tours des Archers, des Capucins, fortifications bastionnées (les seules de France muraillées de pierre et non de briques), mais aussi casernes auxquelles elle a su donner une nouvelle orientation.

Aujourd’hui encore, ce chef-lieu de canton est la seule ville de région à compter trois châteaux sur son territoire : l’Arsenal (XIIème siècle), l’hôtel de Bailleul (XVème) et l’Hermitage (XVIIIème). Longtemps l’Escaut et la Haine ont déterminé l’activité de la ville, où le corps des bateliers ont fait la fortune de Condé en son temps.

Aujourd’hui, les garnisons ont déserté leurs casernes, l’Escaut a été détourné, mais le centre-ville reste toujours encerclé dans les limites de sa première enceinte, ainsi préservée de l’ère industrielle. Ses monuments, qu’ils soient religieux, civils ou militaires, ne manquent pas de caractère : l’hôtel de ville, l’église Saint-Wasnon et son clocher à bulbe, mais aussi bien d’autres édifices sont autant de lieux qui font dire de Condé qu’elle est une ville musée.

Bernissart Condé-sur-Escaut CGT Europe-Interreg